
Aux origines du LMD
Le Laboratoire de météorologie dynamique (LMD) trouve ses racines dans les grandes avancées de la physique de l’atmosphère et des premiers projets spatiaux français comme Éole. À partir des années 1960-1970, il s’impose progressivement comme un acteur clé de la prévision numérique du temps et de la compréhension des dynamiques atmosphériques. Les premières recherches visent à mieux décrire les mouvements de l’atmosphère grâce aux mathématiques et aux premiers ordinateurs (ou calculateurs). Cette période marque aussi le début d’une forte collaboration avec le CNES et d’autres organismes de recherche français.
Un laboratoire au cœur des observations terrestres
À partir des années 1980, le LMD s’engage fortement dans les campagnes de terrain internationales et les missions spatiales d’observation de la Terre. Il participe à des projets majeurs comme AMMA au Sahel ou des campagnes en zones polaires, permettant d’étudier les phénomènes atmosphériques à différentes échelles. En parallèle, il contribue au développement de satellites comme Meteosat, IASI ou Megha-Tropiques, essentiels pour mesurer la composition de l’atmosphère de la Terre. Le laboratoire développe aussi des instruments innovants comme les lidars, utilisés pour analyser les nuages, les aérosols et les vents.


Modélisation terrestre et au delà
Le LMD est également un leader dans la modélisation numérique du climat, avec le développement de modèles comme LMDz et plus récemment Dynamico. Ces outils permettent de simuler le climat terrestre mais aussi celui d’autres planètes comme Mars, Vénus ou Titan. Le laboratoire contribue ainsi à une meilleure compréhension du climat terrestre dans sa globalité, en intégrant atmosphère, océans et surfaces continentales mais aussi à celui d’autres planètes de notre système solaire. Aujourd’hui, ses recherches s’étendent aussi aux enjeux du changement et réchauffement climatique.
